Préfecture D’Ille-Et-Vilaine | Rennes (35)

ZAC La Courrouze

Maîtrise d'ouvrage : Préfecture de la Région Bretagne, Préfecture d'Ille-et-Vilaine

Maîtrise d'œuvre : Dusapin & Associés Architectes

Surface : 4 900 m² 

Coût : 28 000 000 € HT 

Calendrier : Concours 2010

Mission : Complète

La forme du bâtiment est un parallélépipède droit évidé en son centre (protégé). Les deux principaux accès au bâtiment nous on amené à soulever ce volume dans ses angles Nord/Ouest pour le public, et Sud/Est pour le corps préfectoral et les véhicules de service. A ces « creux » à rez-de-chaussée correspondent des pleins en toiture. Ainsi, lorsque le bâtiment se soulève, il emmène avec lui les derniers niveaux. Ces émergences en toiture accueillent les éléments particuliers du programme : le logement pour l’angle Nord/Ouest et les bureaux du préfet ainsi que la zone réservée pour l’angle au Sud/Est.


Cette forme architecturale d’un bâtiment « en couronne », permet une mise en liaison efficace de l’ensemble des services. L’espace libre laissé au centre offre la place pour un patio, lieu fédérateur du projet. Sur le côté Est de ce patio, les deux premiers niveaux s’effacent pour laisser place à une voie couverte.
Un parking semi enterré sous une partie de ce patio permet d’abriter de la vue une partie des véhicules de service ainsi que les voitures de fonctions. Ce demi niveau en sous sous-sol, émerge dans la cour et fabrique le parvis d’une cour d’honneur destinée à recevoir le corps préfectoral ainsi que les délégations officielles. Ce lieu surélevé dialogue avec le creux existant dans le bâtiment voisin de l’autre côté de la rue.

Ce projet est à comprendre comme un volume simple et évident, enveloppé dans une « résille » multifonction. Son premier rôle est protecteur. Elle travaille la lumière en fonction de l’orientation, mais elle joue aussi avec la vue : voir en étant seulement perçu ou même sans être vu. Elle est comme un voilage qui se pose sur le regard des passants ou des voisins. Parfois poreuse, parfois opaque et enveloppante qui exprime en son sein, dans un registre sensible, des valeurs de confort et d’usage. Son rôle protecteur va jusqu’à participer à la défense du bâtiment en cas de crise. Cette deuxième peau est tenue à distance des façades par une structure intégrant des coursives techniques. 

Associées à cela, des plantations prennent place dans une partie de la cour à RDC, en pleine terre, ainsi que sur les toitures terrasses suspendues à R+4. Ces terrasses, en partie accessibles, habillent le toit qui sera visible depuis les bâtiments voisins. Cette disposition affirme la dualité du projet dans son rapport au site, dans des confrontations à la fois extérieure et intérieure. De même que le projet se confronte au paysage dans un registre minéral, il se confronte à lui-même dans une intériorité, offrant à voir son propre paysage.